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Tell me a story

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Tell me a story

Message par Snow/Shuk' le Mer 7 Nov - 17:36

Allez, pour faire revivre ce sous-forum abandonné, voilà un RP que j'ai écrit il y a plus d'un an. Pour les amateurs de bonnes (comme de mauvaises) histoires, bonne lecture !

http://forum.dofus.com/fr/1178-comptoir-taverne-rp/357823-ruines-cania

Snow/Shuk'

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Re: Tell me a story

Message par malinous le Mer 7 Nov - 18:29

Les ruines de Cania



Apparence :
C'est avec une chevelure au couleur de lune et le corps musclé et bien proportionné que Ruyan parcourt l'univers de Dofus. L'expression de son visage montre un air assez hautain et foncièrement buté. Les yeux clairs et le visage pétrie de grâce, c'est du haut de ses dix-sept ans fraichement acquis qu'il s'adonne aux arts de la guerre. Ambitieux et doté d'une grandeur d'âme, emporté par son imagination et guidé par sa raison, il porte en lui le rêve peut-être enfantin d'un monde meilleur.

Préface :
On a beau croire qu'elle s'en ira un jour, elle ne disparaît jamais. On s'en rappelle et on chérit le souvenir de toute notre âme. On sourit à la nostalgie et tire une mine blafarde quand la mélancolie reprend le dessus. Ainsi était le quotidien du jeune osamoda quand, plus souvent qu'on ne le croit, il se remémorait le passé. Sa mère, toujours belle et impétueuse, lui vouait un amour sans faille; son père quant à lui, chef de village, un peu plus baroudeur, avec le sourire franchement facile, était quelqu'un d'autoritaire sans être austère ; un bon vivant qui semblait croquer la vie à pleine dent...

Entre éclats de rire et steaks de sangliers grillés, tout en jouant aux jeux de marteaux avec les autres enfants du village, Ruyan était comme tous les gamins de son âge, loin d'imaginer que son inconscience allait bientôt s'arrêter. Sonnant comme le glas des rudes hivers, personne ne se doutait encore du cauchemar qui allait leur arriver...

Des armes et des larmes, le village tout entier était en flamme. Quelques jours avant l'arrivée du printemps, son père n'était plus qu'une croix de bois plantée avec maladresse dans une terre dure et recouverte de neige... Il entend encore le cri et la détresse des habitants du village, le crépitement et l'écroulement des bâtisses. Il voit encore son père, tout comme certains villageois, essayer tant bien que mal d'atténuer les flammes tout en repoussant les envahisseurs...

Depuis ce jour, Ruyan, n'ayant plus que sa mère dont la santé reste fragile, s'est juré de mettre sous terre le Xélor à l'origine de sa colère; en partie responsable du massacre de son village. Et c'est en partie en ce sens qu'il parcourt aujourd'hui les terres de Dofus, entouré de Pistache et Grobou, réciproquement son tofu et son bouftou ses meilleurs alliés. Depuis, il s'entraîne dur et cherche ainsi à réunir certaines reliques dans le secret espoir d'invoquer un jour l'illustre Craqueleur et le légendaire Dragonnet Rouge...




Originaire d'un petit village près de Bonta, dans les plaines de Cania, Ruyan Shuk'O'Late fût bercé dès son plus jeune âge par les mythes et les légendes. Sa grand-mère, sénile à l'imagination insolente, ne cessait de lui conter l'histoire des 3 dragons divins à l'origine du monde des Douze et des illustres osamodas dont les exploits, pour la plupart ayant connu une fin tragique, se mirent à arpenter les livres d'histoire... Dès lors, ceci n'a fait qu'alimenter les rêves et les aspirations du jeune osamoda en quête perpétuelle d'une vie faite d'aventures et de dangers. Il ne rêvait désormais qu'à partir à la conquête du monde, si bien que ses parents ont dû freiner les ardeurs du jeune invocateur. Il aurait sans aucun doute été amené un jour à reprendre les rennes du village et l'idée même de partir à l'aventure au péril de sa vie, estimaient-ils à juste titre ou non, ne pouvait être vécue que par des fous qui n'avaient alors plus rien à perdre...

Ruyan passa alors son enfance à s'entraîner sans relâche afin d'être digne de succéder à son père, un noble chef respecté par l'ensemble de ses pairs, même si quelques Anciens avaient encore du mal à accepter certaines de ses décisions et sa manière de diriger, il restait malgré tout un grand leader dont le charisme et l'amour qu'il portait à son village paraissaient indiscutables et sans faille.

Mais hélas, une nouvelle guerre qui avait éclaté quelques mois plus tôt, opposant Bonta et Brakmar, allait, semble-t-elle, être plus terrible que jamais. Chacun campant dans leurs propres tranchées, la bataille ne faisait que s'éterniser, aucun ne voulant céder face à l'ennemi. Même les troupes elles-mêmes perdaient courage. Bonta et Brakmar dépêchèrent alors de puissants mercenaires, souvent avides de gloire et de kamas et bourrés d'orgueil, afin de remporter la guerre...

C'est alors qu'un groupe de sept à huit individus, encapuchonnés dans leurs haillons de mercenaire, à la solde de la cité de Brakmar, vinrent à parcourir les plaines de Cania et à croiser les routes menant au village. Et c'est derrière un sourire tortueux non dissimulé qu'ils se mirent à incendier le village et à torturer femmes et enfants sans hésitation. Son père et certains villageois, autrefois seigneurs de guerre, prirent alors les armes. Mais son père avait beau utiliser la Griffe Spectrale ou la puissante Frappe du Craqueleur, celles-ci ne parvenaient pas à briser la défense de l'envahisseur, trop bien organisé pour n'être que de simples mercenaires...

Hélas, le village était perdu.

A chaque attaque de l'ennemi, les chances de vaincre ne faisaient que se réduire davantage, si bien qu'à cette allure, ils savaient qu'ils ne gagneraient pas, la seule option était de fuir.

Les hommes continuaient à combattre, derniers remparts face à l'envahisseur afin de sauver femmes et enfants de cette terrible bataille. Dans sa fuite, une course contre la montre pour sa survie, Ruyan vit au loin son père, dans un dernier élan de courage, tombé au combat. Un genou à terre, son père eu juste le temps de lui adresser un dernier regard qu'il se fit décapiter par les aiguilles d'un des mercenaires.

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------

Depuis le terrible incident, 10 ans se sont écoulés et Ruyan n'a de cesse d'être hanté par le souvenir de cet homme, encapuchonné dans ses haillons de tueur, avec pour seul signe distinctif un étrange symbole sur la main droite. L'osamoda, devenu entre temps un jeune adulte, ne désire plus qu'une seule chose dorénavant: partir à la traque des mercenaires responsables des ruines de son village...

[HRP] Bonjour à toutes et à tous. J'espère que vous avez aimé la petite entrée en matière. Bien évidemment, toute vraisemblance avec la réalité ne serait que pure coïncidence (fumeur de shit, de beuh et de je ne sais quoi d'hallucinatoire, ce message s'adresse à toi lol).

Sinon, et ce dans le but préserver le fil de mon histoire, la narration sera exclusivement "solo". Bien entendu, interdiction formelle de plagier (donc de recopier, de reproduire, ... pour les kikoolols). Si vous aimez, essayez plutôt de vous en inspirer pour écrire votre propre histoire. Ça vous donnera une bonne raison de vous lancer dans le Rôle-Play.

A bon entendeur, je vous laisse à votre lecture! [/HRP]


Shukolate

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03 Avril 2010

12 Avril 2010 - 04:02:43 | #2



Le ciel était sans nuage et les douces brises hivernales soufflaient avec pudeur et timidité. Les étoiles quant à elles avaient envahi l'immensité de l'éternel et venaient à inspirer l'imagination des poètes et des troubadours en mal d'inspiration. Enfin, de légers crépitements provenant des arbres ne faisaient qu'accentuer la trivialité des lieux... A la clarté des flammes, Ruyan se mit à jouer avec le vacillement des ombres. Les pâles rayons de lune se reflétaient aussi bien dans les étangs, les lacs et les rivières. Tout semblait inciter au repos et à la tranquillité. La brume s'étirait tel un soupir aux détours des allées et la ville de Bonta encore endormie, calme et sereine, avait soudain pris des allures de paix. C'en était presque inquiétant lorsque l'on sait que le récit prend place en temps de guerre.

Jetant un œil au cadran de sa montre, Ruyan se mit soudain à presser le pas en direction de la taverne la plus proche. Le jour commençait à se lever et les ruelles allaient bientôt être inonder de passants, de marchands et de pickpockets. Le vol à l'étage était monnaie courante ici. Personne ne se surprenait d'entendre un malheureux dépossédé crier aux gardes de la cité, montrant du doigt la direction de l'habile voleur... Arrivé à la taverne, il scruta furtivement les alentours. Le brouhaha ambiant et l'agitation générale ne faisaient qu'accentuer le taux de réussite de sa traque et c'est avec le pas décidé qu'il alla péniblement s'installer au comptoir, bousculant au passage bons nombres d'enutrofs hélas trop alcoolisés pour s'en apercevoir.

Le jeune osamoda passa alors sa journée à la taverne. Du bar à l'une des tables en salle, puis du guéridon au pupitre près de l'entrée, Ruyan avait eu tout le temps nécessaire afin d'observer les individus qui l'entouraient. Quelques clients semblaient étranges, certains même apportèrent leur tapis de prière afin de prier leur dieux en tout temps et en toute circonstance. Mais la plupart n'étaient au final que de simples ivrognes en mal de quelques chopines de gnôles à se mettre dans le gosier.

Et c'est seulement après sa troisième bière engloutie que le jeune osamoda monta à l'étage, dans le but de squatter l'une des piaules de la taverne. Lorsqu'il en trouva une inoccupée, il s'y engouffra tel un soupir avant de sortir soudain tout un arsenal de guerre. Tel un nettoyeur des services secrets, sa main, rugueuse et puissante, lui permettait de manier son marteau avec dextérité pendant que son cœur, d'une volonté plus forte que jamais, venait à le guider. Déterminé, il attendit les premières lueurs de la lune avant de mettre son piège à exécution quand soudain (!), depuis l'accoudoir de sa fenêtre, une voix, aussi glaciale qu'hostile, s'éleva dans les airs...

'Toi. Qui es-tu? Et que m'veux-tu?!' dit-elle, sur un ton autoritaire.

Démasqué le premier, Ruyan était pourtant persuadé d'avoir camouflé sa présence au sein de la taverne.
Déstabilisé un court instant, il sentit une montée de stress et d'adrénaline lui parcourir le corps. Lui qui avait songé à infiltrer la chambre de la jeune sram pendant son sommeil, son attaque surprise venait littéralement de tomber à l'eau. Il finit pourtant par reprendre ses esprits avant d'ajouter cash...

'Cesse de perdre ton temps à user de questions utiles. D'abord je t'abats, ensuite on discute.' et ni une ni deux, le jeune osamoda s'élança au devant du duel.

Demi-tour, pivot, assaut sur l'épaule gauche! Aussitôt volte-face, frappe! Sans la moindre faille, la garde de l'inconnue était admirable. Au bout de trente minutes et à bout de souffle, Ruyan sentit ses dernières forces l'abandonner. Il était temps d'achever le combat, il savait qu'il ne tiendrait pas plus longtemps.

'Lorsqu'on décide de combattre avec autant d'insolence, seule la victoire doit être une évidence...' murmura-t-elle.

D'une stupéfiante contre-attaque, Ruyan reculait d'un bond à chaque assaut de son ennemie. Même la démarche de la jeune sram avait radicalement changé, la fatigue laissant place à une posture fière et altière.

'Je constate qu'à défaut d'avoir une attaque de feu, tu possèdes une défense de fer.' reconnut-elle.

Malmené de bout en bout, il s'était pourtant juré de la mettre à terre, la tête la première. Le marteau dans ses poings et balancé sur le côté, Il s'élança une énième fois avant qu'elle ne l'intercepte du revers de la main.

Marre, elle en avait marre et tira une nouvelle arme de son fourreau. Deux dagues, une dans chaque main, l'inconnue se projeta en avant. Sans pitié ni concession, elle perça sa parade sous une horde de coups avant de le plaquer contre l'une des poutrelles de la bâtisse. Comme soumis en esclavage, il chuta face au poids du déséquilibre. Le couteau sous la gorge...

'À ma merci, vois le prix de ton arrogance...'


Ce message a été modifié par Shukolate - 08 Juillet 2011 - 13:47:04.
Shukolate

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13 Avril 2010 - 14:13:00 | #3




Le vent semblait balayer sa chevelure en arrière; dévoilant une peau laiteuse, presque blanche. Ses cheveux, noirs comme l'ébène, venaient à tomber en cascade sur sa poitrine qui, loin d'être avantageuse, semblait suffire à attirer les hommes dans ses filets. Sa bouche, délicate et sensuelle, était presque vierge de tout baiser pendant que ses yeux, vert comme l'émeraude, venaient à trahir ses pensées. Un étrange médaillon, autant que l'ornement qu'elle portait à l'oreille, si ce n'est plus, semblait chuter le long de sa nuque...

Au pied du mur, c'était mal connaître le jeune osamoda qui avait encore un tour dans son sac. Il mît sa main contre l'une des poutrelles de la bâtisse avant que n'apparaisse, sous un épais et puissant brouillard, un féroce bouftou. Déconcertée un court instant, la jeune sram, pourtant sûre de sa victoire, n'avait pas anticipé cette issue du combat et recula d'un bond à l'arrivée du nouvel adversaire.

'Tu es donc un invocateur. Intéressant...'

'En effet.
Et je ne perdrais pas tant que tu ne m'auras pas livré certaines informations, notamment celles concernant un fameux xélor au tatouage en forme de « K » sur la main droite.' Requêta-t-il, l'air determiné à avoir des réponses à ses questions.

Désarçonnée un instant par ses paroles; 'Un xélor, tatouage en forme de « K »... (!) Riaz! Non, ce n'est pas possible!...' s'offusqua-t-elle dans ses pensées, tremblante de peur, Ruyan profita de son étonnement pour contre-attaquer! Il jeta son marteau et fonça, tête baissée, en direction de la redoutable guerrière encore troublée par ce qu'il venait de dire. Désarmé, en vitesse et en précision il avait gagné. Glissant sur le sol tel un habile félin, il échappa de justesse à la lame de la sram avant de se placer derrière elle, un couteau à la jugulaire.

'Sram, à ma merci, vois le prix de ton assurance.' lui chuchota-t-il au creux de son oreille. La jeune femme avait pourtant essayé quelques manœuvres subtiles pour s'échapper mais sans succès.

'Maintenant, réponds à mes questions. Que sais-tu à propos d'un xélor au tatouage en forme de « K » sur la main droite?!' scanda-t-il.

'Alors là, si tu crois que je vais, sous prétexte que je ne dois maintenant mon salut qu'à ton indulgence, me montrer coopérative, tu te trompes sur toute la ligne.' assura-t-elle d'une voix calme et décidée.

Ruyan, encore jeune et impulsif, entra alors dans une phase terrible. Aux grands maux les grands remèdes, l'osamoda la plaça sur une chaise, lui attacha un morceau de scotch sur les lèvres et, après quelques minutes d'hésitation, finit par lui sectionner à l'aide d'un petit ciseau le tendon droit.

La sram frémit de tout son corps, si bien que si elle avait pu, elle aurait crier de toute ses forces et, son hurlement lié à la douleur, se faire entendre à 50 km tout autour de Bonta. D'une souffrance insoutenable, son cœur se mît soudain à battre tambour battant.

Lui retirant le scotch. 'Alors, fin prête à parler?'

'A la morgue... A la morgue je t'y enverrais, sale osamoda!' hurla-t-elle d'une voix saccadée, certainement liée à l'intensité de l'effort.

'Soit.' lui remettant le scotch sur la bouche avant de lui perforer le bras gauche, triturant au passage les plaies à vif et de plus en plus béantes de la jeune sram.

'Si tu as quelque chose à me dire, c'est le moment ou jamais.' lui suggéra-t-il.

Après vingt longues minutes de torture où elle n'avait consenti au chantage, une voix à peine audible se fît entendre. 'Attends.' dit-elle alors que Ruyan s'apprêtait à lui déboîter l'épaule. Visiblement à bout d'épuisement suite aux nombreuses blessures qui lui couvraient le corps, quelques gouttes de sueurs venaient même à perler son si beau visage.

'Je ne... Je ne te dirais rien; ni plus ni moins parce que hélas... je ne sais pas grand chose à son sujet. La seule chose que je puisse te dire, c'est que nous étions un groupe de mercenaires, animé autrefois par quelques missions de traque ici et là, dans le seul but de vivre une vie faite d'or et de butins suite à nos nombreux larcins. Et bien souvent à l'écart du monde, nous vivions dans l'insouciance d'une terrible guerre...' dit-elle avant de s'arrêter quelques instants, manquant de souffle, avant de reprendre.

'Mais hélas, Bonta et ses environs, là où nous vivions à cette époque, y pensait sans cesse elle à cette maudite guerre. Si bien qu'après des mois de batailles incessantes, elle dépêcha de puissantes guildes de mercenaires afin d'envahir la cité de Brakmar. Le plan était plutôt ingénieux, prendre des guildes à la réputation mauvaise afin d'infiltrer Brakmar et de les prendre à revers, sans que personne ne se doutent de la supercherie. Et c'est ainsi que, séduit par la proposition, et vu les demandes peu nombreuses face à l'offre, notre groupe s'engagea...

[HRP] J'espère que vous avez apprécié la lecture! Je dois vous avouer que cette nuit, m'enflammant à la tâche, j'ai écris un chapitre plus long que prévu (en mode totalement abusey!). C'est pourquoi je vous le divise en deux (en essayant de m'arrêter à une partie avec le maximum de suspense (à prononcer bien à la française lol). Voili voilou pour moi! En vous souhaitant une bonne lecture, amusez vous bien!

PS : Je peux, pour la modique somme de quelques pécules, vous apporter eaux, sodas et même quelques packs de bières pour mieux faire passer l'histoire! A bon entendeur, merci! [/HRP]


Ce message a été modifié par Shukolate - 09 Juillet 2011 - 00:09:48.
Shukolate

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14 Avril 2010 - 00:57:11 | #4




Aussitôt arrivés à Brakmar et après quelques recrutements au préalable pour agrandir nos rangs, nous avons dès lors essayé de nous dissimuler dans la masse afin de passer inaperçus. Notre travail était simple et fastidieux à la fois, nous devions récolter le maximum d'informations sur l'ennemi. Sa puissance et ses stratégies militaires, ses ressources et ses tactiques de guerre, c'était un travail quotidien mais surtout de très longue haleine. Sans oublier que l'effort psychologique pour ne pas succomber à l'idéologie Brakmarienne était harassant, d'autant que nous vivions carrément au sein de la cité, à l'entrée Nord pour être plus précise, qui était généralement la plus surveillée.

Puis plan vigipirate oblige, je fus convoquée une nuit, comme tous les habitants de Brakmar un jour ou l'autre et ce depuis que la guerre avait éclaté, par les hautes instances de la cité. Donc rien d'étonnant à cela qu'à ceci près que les questions étaient simples mais non moins évidentes à répondre. Aux questions de présentation, j'étais rodée puisque tout le groupe, nous nous étions mis dans la peau de nos personnages d'infiltrations respectifs. 'A la question 'Connais-tu des traîtres dans nos rangs?', je commis quelques hésitations mais qui passèrent finalement inaperçus. Non, là où j'ai commis l'erreur aura été à celle-ci...', visiblement atteinte par quelques réminiscences, la sram s'arrêta quelques minutes avant de reprendre.

'Soudain, trois sous-officiers brakmariens entrèrent avec un vieillard sous les bras et le jetèrent devant moi. Puis l'un d'eux lança deux dagues en notre direction. 'Tues ce vieux chien de Bonta si tu ne veux pas mourir, sinon c'est lui qui te tuera et aura la vie sauve.' dit l'un des hauts gradés de Brakmar, présent au moment de la scène dont je te parle, et s'adressant à moi. Déroutée, je n'étais pourtant pas démasquée mais pour le simple plaisir du spectacle, ils étaient près à mettre en danger la vie des habitants de Brakmar. Pris la dague au sol, c'en était trop et j'eus voulu riposter à cette sinistre comédie quand le vieillard, semblant venir de nul part, fonça sur moi avec la dague à l'extrémité de ses doigts. Et c'est dans sa course effrénée qu'il se prit ma dague en plein cœur.

'Bravo, tu as gagné. En plus d'être née Brakmarienne, tu viens de nous prouver ta loyauté. Tiens, quelques kamas pour pouvoir festoyer avec les tiens au vu de ton combat.' 'Tu peux maintenant repartir.' me suggéra l'un des sous-officiers.

Aussitôt dehors, j'étais en colère et en état de choc, moi qui n'avait encore jamais tué personne... Haineuse envers moi-même et envers Brakmar. Je les haïssais comme jamais je n'ai haï quelqu'un. Mais le temps pressait car la guerre devenait de plus en plus pénible. Aussitôt revenu à Bonta avec les précieuses informations concernant Brakmar, aussitôt ma colère sera à moitié atténuée me suis-je laissée persuader.

Sur le chemin du retour en direction de la cité de Bonta, nous croisâmes bons nombres de routes et de chemins mais aucun menant à une cité, une auberge ou un village. Sauf cette nuit là, lorsque voyant un village au loin, nous nous dirigeâmes vers celui-ci, tous rassurés de dormir enfin une nuit au chaud. Mais arrivés à deux cents mètres du village, tous, à l'exception de moi-même, de Caerid et de Ferald, un vieil et sage enutrof dont la puissance titanesque n'avait d'égale que la taille de sa barbe, avaient soudainement pris la décision d'aller piller le village. C'est à ce moment là, sous le choc de ma déduction, que j'ai réalisé qu'ils avaient fini par succomber à l'idéologie Brakmarienne, si bien que cette dernière leurs avait promis le double du prix des Bontariens pour se retourner contre eux.

Voyant notre désaccord, le reste du groupe, au nombre de huit, se mit à nous encercler. Après un combat inégal au terme duquel Caerid fût terrassé par Viallar le sournois, Drilag un disciple de Crâ mais surtout Riaz, le xélor en question, ils se mirent à foncer vers moi. J'ai tenté de combattre jusqu'au bout, puisant dans mes réserves, mais blessée et voyant ma détresse, Ferald sacrifia ses dernières forces tout en m'ordonnant de fuir... Il me sauva la vie.' s'arrêta-t-elle, terminant son histoire.

'Mais Riaz, qui est-il au juste?'

'Je l'ignore. Mais sa puissance est folle et son envie de tuer, irrépressible. Il a été recruté suite à notre projet d'aller infiltrer Brakmar. Après ça, je n'ai pas souvent eu l'occasion de discuter avec lui, souvent en retrait face aux autres membres du groupe de mercenaires que nous formions. Mais l'affronter serait du suicide pur et dur. Même pour moi, tenir plus de 5 minutes face à lui serait en soi un exploit, alors toi vu ton niveau actuel n'en parlons même pas.'



Ce message a été modifié par Shukolate - 09 Juillet 2011 - 00:09:10.
Shukolate

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03 Avril 2010

18 Avril 2010 - 02:06:50 | #5
Dans les contrées lointaines en direction de l’Est, trois mois s’étaient écoulés depuis sa rencontre avec la jeune sram, qui répondait au nom d’Elohin. Cette dernière, après avoir pansé ses blessures suite à l’interrogatoire un peu mouvementé du jeune osa qui peu importe les risques, voulait malgré tout persévérer dans sa quête, lui tint ces mots pour l’aider…

« Pars vers l’Orient. A son extrême, tu trouveras une île, l’île de Moon. Là-bas, tu rencontreras une femme aux pouvoirs extraordinaires. Nethys, la cartomancienne qu’on la nomme. Certains racontent qu’elle serait la prophétesse que les dieux ont choisi pour guider les disciples sur le chemin de la vie. D’autres racontent qu’elle saurait lire l’avenir depuis ses cartes moonites (s’apparentent au tarot divinatoire dans un autre monde). Mais de l’un ou de l’autre des deux postulats, elle seule saura répondre à tes interrogations. ». Mais plissant soudainement les yeux d’un air inquiétant, elle ajouta. « Mais attention. Les eaux menant vers l’île de Moon sont dangereuses et les monstres qu’elle y abrite sont connus par delà Ankama pour n’avoir laissé aucun survivant sur leur passage. Tu devras être vigilant et redoubler d’efforts, t’armant de ta plus grande volonté si tu veux arriver sain et sauf au bout de ton périple. » Puis reprenant un visage un peu plus humain, « Puisses le dieu des Srams t’accompagner dans ton sillage dans le but de venger les tiens et du même coup, venger Ferald et Caerid, mes compagnons qui depuis viennent à me manquer trop souvent… »

Et c’est sur ces paroles aussi dévastatrices qu'encourageantes que Ruyan se mit en marche, bien décidé à rencontrer la mythique et non moins mystérieuse Nethys, la cartomancienne de l’île de Moon!

- - - - - - - - - - - - - - - - - - - -




Au cours de son périple et au vu de la route qu’il lui fallait encore parcourir pour atteindre le port de Madestram, il se mit en tête de passer par un hameau au flanc des collines pour tenter d’acquérir une dragondinde: ces montures véloces et rapides comme l’éclair, faisant la fierté des éleveurs lorsqu’elles étaient d’ébènes ou d’émeraudes. Mais le prix prohibitif pour ne serait-ce qu’en louer une le freina. Si bien que dépité, il s’apprêtait à se remettre en route lorsque soudain…

« Hé toi ! Oui toi le jeune Osa ! Où tu vas comme ça ? »

Interpelé d’abord mais voyant ensuite le moyen de locomotion de l’enutrof, une caravane faite de bois puis recouverte de bâches, Ruyan s’approcha et dit, d’un ton aventurier, « Vers l’Est, je pars en direction de l’île de Moon. »

« L’île de Moon dis-tu ?! » Avant de se mettre à rire de bon cœur, voyant le corps chétif du jeune invocateur. Il était en effet très peu probable qu’il réussisse à survivre aussitôt le pied posé sur la plage tant cette île a pour crédit la réputation d’être maudite. Chaque aventurier partit pour cette archipel n’en est jamais revenu. « Ahh je vois ! Encore un de ces aventuriers intrépides qui aiment d’avantage partir à la rencontre du danger plus qu’ils ne tiennent à la vie ! Mais que vas-tu faire là-bas, aussi loin ? » S’interrogea le vieil enutrof, curieux et dubitatif.

« J’y vais pour y rencontrer une cartomancienne qui saura répondre à mes questions.
A mes yeux, c'est d'une importance capitale que je la rencontre. »

Amusé par le jeune osamoda qui inspirait la droiture et insufflait dans ses propos un peu d'aventure, l'Enutrof se fît d'humeur joviale et généreuse. « Bien soit, si tu veux nous accompagner moi et ma troupe de troubadours, nous t’accueillerons les bras ouverts jusqu’à Amakna, puisque c’est là-bas que se trouve la raison de notre voyage. Ce n’est certes pas l’île de Moon mais ça t’y rapprocha. »

La proposition de n’enutrof était séduisante et après quelques minutes de réflexion, Ruyan accepta en acquiesçant de la tête. Il s’avança prudemment vers la caravane. Tout en plaçant fugacement sa main sur sa bourse.

« Ne soit pas insultant petit vaurien! Je ne m’attaquerai pas à tes quelques pécules. Donc n’aies crainte, parole d’Enutrof ! La sombre renommée qui nous précède est pathétique, mais celles et ceux qui nous jugent par des aprioris le sont encore davantage. » Soupirant d’amertume. « Nous ne connaissons que trop bien la valeur de l’argent pour y faire attention comme à la prunelle de nos yeux. La moindre pécule peut être source de formidable richesse pour celui qui n’en a pas. Dans ce monde hélas, tout s’achète moyennant finance, et c'est pour parer à toute difficulté que nous gardons aussi fermement nos kamas. »

Ruyan se sentit rassuré sur le coup, mais resta tout de même sceptique et vigilant. Il s’était déjà fait dépouiller à Bonta par un Enutrof beaucoup moins scrupuleux à l’alléger de quelques kamas ; si bien qu’il resta sur ses gardes. Il ne savait que trop bien que les Enutrofs pouvaient, lorsqu’ils étaient en face d’une bourse bien remplie, être de vrais beaux parleurs, cherchant sans cesse à inspirer confiance. Néanmoins, l’osamoda, se souvenant de la route qu’il lui fallait encore parcourir, pouvait-il vraiment faire le difficile ? Il n’avait d’autres choix que de les suivre; non sans quelques inquiétudes.

« Au fait, moi, c’est Jack, mais tu peux m'appeler Papy si tu le souhaites. Et toi ? »

« Je m’appelle Ruyan et en tant qu'osa, peut-être que mes talents d’invocateur vous seront utiles durant notre périple. » Suggéra-t-il. En effet, Ruyan n’aimait pas être redevable ou profiter de la générosité d'un tiers, c’est pourquoi il n’hésita aucunement à proposer ses services en compensation.

« Enchanté de faire ta connaissance.
Soit, tes talents d’invocateur pourront toujours nous être utiles pour invoquer un épais tofu ou un bon gros bouftou si la nourriture venait à manquer. »

« ... »
« Je plaisante ! *mort de rire* Allez viens, suis moi, je vais te présenter au reste de la troupe. » Avant de se diriger vers l’arrière de la caravane.


Ce message a été modifié par Shukolate - 08 Juillet 2011 - 13:54:16.
Shukolate

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Trayeur de Cochon de Lait

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28 Avril 2010 - 17:41:10 | #6
Il est parfois encourageant de croiser une troupe de saltimbanques qui, à travers certains tours et avec beaucoup d'ironie, s'évertuent à redonner un peu d'espoir et d'éclat sur le visage des enfants dévastés par la guerre. Même si la haine et l'amertume étaient de mise, Jack et ses compagnons se refusaient à admettre que des guerres pouvaient faire des enfants des victimes. Et ils faisaient preuve de beaucoup de courage et de philosophie afin de se ressaisir en toute circonstance pour que « Show must go on ». Il en fallait de la bravoure pour ne jamais renoncer à inspirer un idéal et insuffler de la magie dans les yeux des enfants qui n'y croient plus. Et c'est avec beaucoup de recul face aux ravages du conflit entre Bonta et Brakmar que la troupe de troubadours parcourent le monde des Douze de ville en ville et de village en village.

Ruyan était quelque peu admiratif et très attaché face à l'obstination dont toute la troupe faisait preuve, avec beaucoup de dévotion, afin d'insuffler quelques valeurs partout où ils allaient et la force de se battre pour ce qu'ils avaient de plus purs: leurs rêves et leurs idéaux, et leur courage à toujours y croire. Un monde meilleur, quand bien même utopique, où les innocents n'auraient plus à payer de leur sang pour la souveraineté de deux grandes cités trop imbues d'elles-mêmes pour ne pas voir les dégâts et les drames qu'elles engendrent.

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Chapitre 5 : A l'orée des bois...


Cela faisait maintenant deux semaines que Ruyan suivait les troubadours, faisant diverses hâltes ici et là afin de se ravitailler en eaux et en nourritures. La vie de saltimbanque n'était pas aisée et pas n'importe qui pouvait prétendre à en assumer les contraintes et les aléas qu'un tel métier implique. Néanmoins, durant ces deux semaines, le jeune invocateur put assister à des parties de franches rigolades et ressentir entre eux une réelle cohésion. Ils étaient soudés comme un seul homme, vivaient comme un seul être et avaient tout traversé ensemble. Ces artisans de la bonne humeur avaient toujours le sourire aux lèvres, même quand l'absence de certains proches, disparus ou morts au combat, se faisait ressentir. Ainsi certains étaient brisés à cause de la guerre. Quelques uns l'ont connu pour l'avoir vécu en y perdant mère, père ou quelques amis; d'autres l'ont aperçu, impuissants, massacrer des populations entières pour seulement y laisser ici et là des cadavres vides et quelques lambeaux de chair tenus à peine à ce qui restait de corps.

Mais cette nuit là où la lune était pleine, personne ne voulait songer au conflit qui opposait les deux grandes nations rivales. Sous les crépitements d'un feu de fortune avec quelques barils de bières, ils avaient décidé de se reposer un peu à l'orée d'une forêt, celle des Abraknydes, avant de reprendre la route aux aurores. Alors que Jack s'était juré de battre Wapana, un pandawa alcoolique, au jeu de la bouteille, d'autres s'exerçaient à perfectionner leurs acrobaties et leurs numéros. Notamment cet Ecaflip qui projetait, sous une fascinante acrobatie aérienne, deux cocktails molotov enflammés dans les airs et envoyait à la suite une flopée de cartes dans leur sillage, prenant feu au moment de l'explosion, pour aller violemment se targuer dans le tronc d'un arbre. C'était difficile à décrire mais vraiment impressionnant à regarder. De l'adresse et du timing, il en fallait pour que ce tour soit une réussite. Puis soudain, une douce mélodie, tenue par les cordes d'un Crâ, enveloppa la forêt.

Beurré comme un porkass, la mélodie fit remonter tout ce que Jack avait ingurgité comme alcool, sous la colère et l'exaspération de sa femme Nova. Cela faisait 65 ans qu’ils étaient ensemble, main dans la main, bravant l'adversité à maintes et maintes reprises. Partageant les peines de l’un et profitant des rires de l’autre, tous deux formaient un couple solide et soudé. Ils s’aimaient comme au premier jour et le temps faisant son œuvre, ne redoutaient que le dernier. Bien évidemment, personne ne s’étonnait d’entendre quelques fois Jack dans un excès de colère, jurer qu’il irait voir ailleurs (et taper dans du plus jeune). Ou Nova, vexée, faire valdinguer les couverts et les casseroles, piquant à l'aide des dents d'une fourchette les fesses flétries et molles de son époux, le laissant ensuite seul à son triste sort. La scène était aussi grotesque qu’hilarante, surtout que quelques heures plus tard personne ne se surprenait d'entendre Jack s'excuser le premier et de les voir à nouveau se rabibocher. Canard qu'ils disaient.

Allongé la tête dans la mousse, le jeune invocateur regarda le ciel perlé d'étoiles, d'un air songeur. Il se rendait compte qu'il était comme l'un de ces astres de lumières. Insignifiant face à l'immensité de l'univers et pourtant essentiel à sa survie. Il réalisa alors qu'il lui fallait monter un groupe, une cohorte d'individus sous l'étendard d'une même égide pour donner un sens à sa vie et à celles de milliers d'autres personnes. Il fallait en effet prendre les armes et combattre le mal par le mal pour changer et faire bouger les choses. Il admirait les saltimbanques pour ce qu'ils étaient et ce qu'ils faisaient, mais ça se saurait si l'on pouvait venir à bout d'une guerre par une ribambelle de pirouettes et de pitreries. Non, il fallait s'organiser et prendre les armes pour mettre un terme au conflit ou du moins, sauver ce qu'il y a de plus précieux sur les terres d'Amakna; des vies certes, mais aussi le Savoir et l'Histoire du monde retracés dans différents parchemins. Tout ceci, il fallait les mettre à l'abri afin qu'ils ne soient pas perdus à jamais dans les flammes de la bataille. Mais sa réflexion fût interrompue inopinément (clin d'oeil au serveur 2.0 lol) par l'arrivée de Sevani, une disciple de Sadida, accompagnant elle aussi la troupe de troubadours en direction de la cité d'Allister.


Ce message a été modifié par Shukolate - 08 Juillet 2011 - 15:11:15.
ShoShuK
200
Snowbell (Agride)
Senzaku Orpheum
Abonné
Brûleur d'Abraknyde

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03 Juin 2010

08 Juillet 2011 - 15:17:43 | #7
Chapitre 6 : Sevani, l'Ensorceleuse
Lisez ce chapitre avec cette piste audio : Innocence


Aussi glaciale qu'intrigante de prime abord, de sa courte vie, il aurait juré n'avoir jamais rencontré une femme d'une beauté aussi pure. Toute de ronces vêtues, lui parcourant seulement les hanches et les seins, les hommes s'accordaient à la surnommer "Sevani, l'Ensorceleuse". De ses yeux vairons, instruments de toutes les attentions, elle fût convoitée par de riches marchands et de puissants monarques, voulant faire d'elle l'objet d'un trophée personnel. Mais fine lame, elle a toujours su décliner les demandes en mariage, parfois avec tact et parfois en tenant les hommes au respect grâce à la prouesse de sa dague. Sevani, se définissant elle-même comme rêveuse et libre, indomptable et fière.

De plus, superbe danseuse, ses déhanchés lui ont values la réputation d'être l'une des jeunes femmes les plus talentueuses de tout Amakna. Mais ça, Sevani s'en moque. Ses pas n'étant seulement guidés que par son désir de vivre et non de notoriété. Et c'est en ce sens qu'elle avait quitté la cour d'Allister pour rejoindre la troupe de saltimbanques de Jack, loin des tumultes et des fastes de la capitale, devenus trop lourds à porter à ses yeux...

La forêt semblait calme et paisible, et c'est sur les notes du Crâ qu'un pas devant l'autre, Sevani se mit à se mouvoir telle une cascade par delà les montagnes, captivant au passage la fascination et l'enthousiasme de ses compagnons de fortune. Même Ruyan n'était pas indifférent à son charme; il était comme transporté, accompagnant la jeune sadida dans sa danse poétique. Elle semblait dans son monde, perdue dans ses pensées...

La nuit serait de courte durée, si bien qu'il fallait se reposer. Sevani s'approcha de Ruyan, suivi d'un regard lourd de sens. Quelques minutes après, fatiguée, elle souhaita bonne nuit à toute l'assemblée avant de faire demi-tour en direction de sa tente, invitant subtilement le jeune osamoda à venir la rejoindre...

[...]

De longues minutes brutales et passionnées, les corps des deux jeunes amants ne faisaient alors plus qu'un. Intenses et charnels, ils se désiraient plus ardemment que jamais. En dehors du temps, quelques gouttes de sueur venaient à perler le visage de la jeune femme pendant que Ruyan, respectueux et puissant, continuait dans l'effort...

[...]

Après de longues minutes, la tête contre son torse, elle entendait son coeur battre au rythme du sien. Elle ne pouvait s'empêcher de scruter le visage et le corps musclé de son amant, désormais endormi. A ses yeux, il était aussi beau qu'une statue et aussi fort qu'un vent puissant. Elle ne voulait songer qu'à cet instant et non à l'avenir, trop douloureux pour elle. Elle était en effet lucide et ne se faisait pas trop d'illusions. Elle savait qu'une fois arrivés en Amakna, il lui faudrait surmonter la peine et le chagrin de le laisser partir, car tel avait été son choix. Seulement, elle en était amoureuse... Mais nan, elle ne voulait pas y songer... du moins pas maintenant... et c'est sur cette pensée, épuisée, qu'elle s'endormit à son tour...

[...]

Le jour commençait à se lever. Un oeil, puis deux, le jeune homme se frotta les yeux avant de lancer instinctivement un regard vers celle qui partageait sa couche, encore dans les bras de Morphée. Il la dévisagea d'un regard soucieux et véhément un bref instant puis se leva et enfila son pantalon et sa chemise. Avant de franchir la bâche qui servait de porte à la modeste tente, il laissa un message derrière lui sur lequel on pouvait y lire, "Je reviens.".

[...]

Quelques minutes plus tard, Sevani se reveilla elle aussi, cherchant son amant du regard avant de remarquer le morceau de papier à côté d'elle. Ce n'était pas la première fois qu'ils passaient la nuit ensemble et elle était heureuse d'être l'objet de toutes ses attentions. Elle bénissait la déesse Sadida de l'avoir mis sur sa route et s'estimait chaque jour un peu plus chanceuse. Mais sa rêverie fût de courte durée avant que le jeune homme ne revienne avec ce qui ressemblait de près à un petit déjeuner : des petits pains frais, de la confiture, ainsi qu'un breuvage pour le peu très spécial.

"Ah ouais, c'est dégueulasse..." ajouta-t-il, faisant sourire la jeune sadida, dévoilant un visage d'un éclat naturel et pétri de grâce.

"Tu sais... parfois, je nous imagine tous les deux... Juste nous deux, plus amoureux que jamais, dans un petit village reculé, loin des guerres et de ces histoires de vengeance... Nous aurions des enfants qui à leur tour nous donneraient des petits-enfants... Mourir en vivant à tes côtés. Veillir en t'ayant aimé..."

Sur ces mots, un malaise se fît sentir un long instant et Ruyan tourna le dos à la jeune femme.

"Aimer chaque jour un peu plus les rides que tu porteras. T'imaginer en père formidable et en parfait époux, entouré de nos enfants. Nous habiterions une petite maison au flanc d'une colline, dans un village paisible et tranquille..."

"Je regrette mais je n'peux pas... Ne pas venger mon village, ne pas poursuivre ma quête serait comme trahir les miens. Je ne le fais pas par honneur ou par orgueil, mais pour tous ceux qui réclament vengeance et qui comptent sur moi... Quelque part, c'est ce qui me fait tenir chaque jour. J'aurais aimé pouvoir rester, mais ma mission est quelque chose qui nous dépasse..."

Sans se faire trop d'illusions, elle était lucide mais il fallait quand même qu'elle essaye. Elle se le devait pour l'amour qu'elle portait. Elle savait qu'en son fort intérieur, il en souffrait aussi de cette situation. Qu'il aurait aimé rester et se sentait coupable. Elle s'approcha alors de son amant par derrière, mit ses bras autour de sa taille et lui murmura à l'oreille, "Alors je t'attendrai...".

[HRP] Je reprends mon récit après quelques mois d'inactivité. j'espère que ce chapitre vous plaira. J'ai essayé de rester soft quant à la scène sexuelle pour ne pas choquer les plus jeunes d'entre nous. La suite arrivera très prochainement, ayant tout plein d'idées pour pimenter tout ça.

A travers ce chapitre, mon but était essentiellement de rendre Ruyan plus attachant (et non lui donner l'image d'un anti-héros), tout en lui bâtissant une figure d'homme qui reste plus doué avec les gestes qu'avec les mots (sans arrière pensée lol). Un homme bien, qui a des valeurs mais qui a du mal à exprimer son attachement et son amour. N'hésitez pas à m'dire ce que vous en pensez ici. Merci et bonne lecture. [/HRP]
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Message par Sparhow le Jeu 8 Nov - 3:20

C'est trop lonnnnnnnnnnnnng Sad

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[02:51] Sparhow attaque avec Epée Toche. Coup critique !
[02:51] Poutch Ingball : -4090 (1244 + 2186 + 660) PV.
[02:51] Sparhow : +330 PV.

[03:01] Fyrena : I'm a Slaaaave for U !!!

[22:23] Fyrena : En tout cas le sperme a pas le gou de caramel j'vous rassure

[00:21] (Guilde) Sparhow : fyr se co dans
[00:21] (Guilde) Sparhow : 3
[00:21] (Guilde) Sparhow : 2
[00:21] (Guilde) Sparhow : 1
[00:21] (Guilde) Sparhow : GO !
[00:21] Ladywabbit (Fyrena) est en ligne.
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